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lundi, juillet 04, 2011

l'albatros

souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
qui suivent, indolents compagnons de voyage,
le navire glissant sur les gouffres amers.

à peine les ont-ils déposés sur les planches,
que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
comme des avirons traîner à côté d’eux.

ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
l’un agace son bec avec un brûle-gueule,
l’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!

le Poète est semblable au prince des nuées
qui hante la tempête et se rit de l’archer;
exilé sur le sol au milieu des huées,
ses ailes de géant l’empêchent de marcher.


- charles baudelaire (1821 - 1867)

samedi, octobre 09, 2010

mission impossible

il voudrait tellement que j'aille le rejoindre
mais je ne le puis même si je le voulais
qu'il n'aille pas s'imaginer qu'il est le moindre
sait-il seulement que bien loin je me trouvais

dans l'or du beau soleil de cet après-midi
j'ai le cœur brisé au plus profond de mon âme
de penser qu'il trouvera le temps infini
peut-être croit-il qu'à l'horizon, je me pâme

pourquoi pense-t-il que mon silence est cruel
car pour moi, parler n'est pas très habituel
mais il faudrait mesurer la température

le mystère peut permettre encore l'espoir
un jour se rencontrera-t-on dans la verdure
mon ombre ne va-t-elle pas le décevoir

mercredi, juillet 14, 2010

le quatorze

joyeux bastille!

samedi, janvier 30, 2010

samedi aprem

ça fait un certains temps que j'ai écrit quelque chose en français.. peut-être c'est à cause de la paresse, ou peut-être c'est à cause de l'incomptabilité du clavier mac avec la français! par exemple il n'y a même pas d'une touche pour le ".". haha c'est vachement stupide que je dois utiliser crtl-c ctrl-v pour le faire apparaître.

néanmoins aujourd'hui je vais vous présenter une poème écrit par le grand Charles Baudelaire qui a scandalisé tout la france avec ses poèmes car les images sont trop choquant et perturbant pour les gens de son époque.

voici une de mes favoris:
L'Homme et la mer

Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets:
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables!

lundi, avril 06, 2009

la grasse matinée | Jacques Prévert

Envie de faire de la grasse matinée? Excellente idée, et pourquoi pas? Surtout pendant les weekends; pour notre société rapide aujourd'hui, elle est l'une de plus indulgente chose qu'on peut faire. Mais, la réalité n'est pas toujours si simple. Il y a des gens, des SDFs, des pauvres, etc., qui faire la grasse matinée involontairement. C'est à dire, ils n'ont pas le choix: ils sont sans-travaille, sans-domicile, sans-chose-à-faire, et donc ils peut "profiter" d'une matinée tranquille.

Voici une autre poème par Jacques Prévert (comme j'adore ses poèmes), teinté avec beaucoup d'ironie et de tristesse et aussi de jeux de mots:

Il est terrible
le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l'homme
la tête de l'homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde
dans la vitrine de chez Potin
il s'en fout de sa tête l'homme
il n'y pense pas
il songe
il imagine une autre tête
une tête de veau par exemple
avec une sauce de vinaigre
ou une tête de n'importe quoi qui se mange
et il remue doucement la mâchoire
doucement
et il grince des dents doucement
car le monde se paye sa tête
et il ne peut rien contre ce monde
et il compte sur ses doigts un deux trois
un deux trois
cela fait trois jours qu'il n'a pas mangé
et il a beau se répéter depuis trois jours
Ça ne peut pas durer
ça dure
trois jours
trois nuits
sans manger
et derrière ce vitres
ces pâtés ces bouteilles ces conserves
poissons morts protégés par les boîtes
boîtes protégées par les vitres
vitres protégées par les flics
flics protégés par la crainte
que de barricades pour six malheureuses sardines..
Un peu plus loin le bistrot
café-crème et croissants chauds
l'homme titube
et dans l'intérieur de sa tête
un brouillard de mots
un brouillard de mots
sardines à manger
oeuf dur café-crème
café arrosé rhum
café-crème
café-crème
café-crime arrosé sang !...
Un homme très estimé dans son quartier
a été égorgé en plein jour
l'assassin le vagabond lui a volé
deux francs
soit un café arrosé
zéro franc soixante-dix
deux tartines beurrées
et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

dimanche, mars 29, 2009

sable mouvant | Jacques Prévert

pour ceux qui aiment de la poésie et de la littérature française, j'ai décidé de créer une nouvelle catégorie de postes: culture française, où je vais copier des poèmes, des extraits de littérature, et aussi peut être essayer de donner un peu de explication et critique personnelle si j'ai le temps.

pour commencer, j'ai choisi un poème de Jacques Prévert, un poète et écrivain français très connu et qui vive encore malgré son mort en 1977 car ses poèmes sont massivement appris dans les écoles français.

dans ma classe de français, nous avons récité quelques de ses œuvres aussi. cela, je vous présente Sable Mouvant, qui s'agit d'un amour où, comme la sable mouvant, il se semble calme à extérieur, mais capable de prendre amoureux au piège, et aussi de le tuer.

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entrouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer.